Santé internationale

Couverture à l’étranger, au 1er euro ou en complément de la CFE

Expatriation, détachement, retraite ou famille hors de France. On part du pays de résidence, puis de deux formules seulement : l’assureur paie dès le premier euro, ou il complète la Caisse des Français de l’Étranger.

Formule privée

Au 1er euro

Pas de CFE, pas de Sécurité sociale locale à attendre. L’assureur rembourse les soins selon les plafonds du contrat : hospitalisation, ambulatoire, parfois dentaire, optique et maternité.

  • Utile si vous n’adhérez pas à la CFE, ou pendant sa carence.
  • Ouverte sans condition de nationalité française.
  • Questionnaire de santé : exclusions et surprimes possibles.
  • En général plus chère que le complément CFE.

Socle français

Complément de la CFE

La CFE rembourse une base, proche de la Sécurité sociale. Le contrat privé couvre le reste à charge. Il ne fonctionne que si l’adhésion CFE est effective, hors carence.

  • L’adhésion CFE se fait auprès de la caisse, pas du cabinet.
  • Moins chère, parce que l’assureur ne paie pas le premier niveau.
  • Inutile seule si la CFE est absente ou encore en carence.
  • Lien plus simple avec le régime français au retour.

Tous les pays, pas le même contrat

On étudie n’importe quel pays de résidence ou de passage : Europe, Maghreb, Afrique, Moyen-Orient, Asie, Amériques, Océanie. Le contrat ne dit jamais « monde entier » sans zone. Le tarif, les plafonds et parfois l’accès changent selon l’endroit.

Pays de résidence

C’est lui qui fixe la zone. Un contrat souscrit pour le Portugal ne couvre pas une installation aux États-Unis.

Zones à coût élevé

États-Unis, Canada, Suisse, Singapour, Hong Kong, Émirats : souvent hors de la formule d’entrée, ou avec un plafond à part.

Pays qui exigent un contrat local

Le visa peut imposer une assurance du pays. Elle ne remplace ni la CFE ni une couverture hors frontières.

Ce qu’on cadre avant de comparer

  • Expatriation ou détachement : le détaché reste à la Sécu française, l’expatrié non.
  • Date de départ. Passés trois mois hors de France, la CFE applique une carence (3 mois jusqu’à 45 ans, 6 mois après).
  • Séjours aux États-Unis, même courts et répétés.
  • Maternité prévue, antécédents, traitements en cours.
  • Conjoint et enfants : même pays ou non, nationalité, âges.
  • Assurance locale déjà imposée par l’employeur ou le visa.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une couverture au 1er euro et un complément de la CFE ?
Au 1er euro, l’assureur privé rembourse dès le premier euro, selon les plafonds du contrat, sans passer par une caisse. Le complément CFE ne paie que ce que la Caisse des Français de l’Étranger ne rembourse pas : il faut donc y être affilié, et attendre son remboursement avant le complément. Le 1er euro coûte en général plus cher. Le complément est plus léger, mais inutile si la CFE n’est pas en place, en carence, ou trop basse par rapport aux frais réels.
La CFE suffit-elle, sans complémentaire ?
Rarement, dès que les soins sont chers. La CFE rembourse sur des bases proches de la Sécurité sociale française, pas sur le prix facturé à l’étranger. Une hospitalisation aux États-Unis, en Suisse, à Singapour ou dans une clinique privée laisse un reste à charge très lourd. La CFE sert de socle. La complémentaire, ou une formule au 1er euro, sert à couvrir le reste.
Qui peut adhérer à la CFE ?
Les personnes qui résident hors de France et qui relevaient, ou peuvent relever, du régime français : salariés expatriés, indépendants, retraités, étudiants, personnes sans activité. L’adhésion maladie-maternité est volontaire dans la plupart des expatriations. Elle se fait directement auprès de la CFE (cfe.fr), pas par le cabinet. Nous plaçons ensuite la couverture privée.
Quel délai pour adhérer à la CFE sans carence ?
Si l’adhésion est faite avant le départ ou dans les trois mois qui suivent l’installation à l’étranger, les droits s’ouvrent sans carence, quel que soit l’âge. Passé ce délai, une carence s’applique : 3 mois entre 18 et 45 ans, 6 mois au-delà de 45 ans. On cotise pendant la carence, sans être remboursé. Une nouvelle adhésion après une radiation qui n’est pas un retour en France peut entraîner une carence d’un an. Ce calendrier est celui de la CFE : on le vérifie sur le dossier, on ne le devine pas.
Le complément CFE fonctionne-t-il si je ne suis pas encore affilié ?
Non. Sans attestation CFE, l’assureur n’a rien à compléter. Pendant la carence CFE, le complément ne remplace pas non plus la caisse. Si l’installation est déjà ancienne, ou si la carence est longue, la formule au 1er euro évite le trou de couverture.
Faut-il être français pour une assurance au 1er euro ?
Non. Le 1er euro est un contrat privé : il ne dépend ni de la nationalité ni de la CFE. Il est aussi utilisé par un conjoint non français, ou par quelqu’un qui ne veut pas, ou ne peut pas, adhérer à la CFE. La CFE, elle, s’adresse aux personnes dans le champ du régime français à l’étranger.
Couvrez-vous tous les pays ?
On étudie une installation ou un passage dans n’importe quel pays. Le contrat, lui, n’est jamais « le monde entier sans condition ». Il indique une zone, des plafonds, et parfois des pays exclus ou surtaxés. Les États-Unis, le Canada, la Suisse, Singapour, Hong Kong et les Émirats changent presque toujours le tarif. Les zones de guerre ou sous sanctions peuvent être refusées par l’assureur. On part du pays réel de résidence, pas d’une liste marketing.
Les États-Unis sont-ils couverts comme les autres pays ?
Pas au même prix, et pas toujours en illimité. Les frais y sont sans rapport avec l’Europe. Beaucoup de contrats « monde entier » excluent les États-Unis, ou les plafonnent, ou les facturent à part. Si vous y résidez, y travaillez ou y passez souvent, il faut un contrat qui le dit noir sur blanc, avec le plafond d’hospitalisation.
Une assurance voyage ou une carte bancaire suffit-elle pour s’expatrier ?
Non. L’assistance voyage couvre un séjour court, souvent 90 jours, avec des plafonds bas et l’obligation de rapatriement. Elle ne remplace ni une expatriation, ni une maternité, ni un suivi au long cours. La carte bancaire est une assistance d’urgence, pas une complémentaire santé.
Détachement et expatriation, c’est la même chose ?
Non. Le salarié détaché reste affilié à la Sécurité sociale française pendant la mission : ce n’est pas la CFE. Il peut avoir besoin d’un complément de la Sécu, surtout hors Union européenne. L’expatrié sort du régime français obligatoire. Là, le choix est CFE + complément, ou 1er euro. Confondre les deux fait souscrire le mauvais contrat.
L’assurance locale exigée pour le visa remplace-t-elle la CFE ?
Non. Aux Émirats, et dans d’autres pays, un contrat local est obligatoire pour le visa ou le permis. Il ne donne pas de droits français, et il est souvent limité au pays. On le garde pour l’administration locale. La CFE, le complément ou le 1er euro servent pour le reste : évacuation, soins hors du pays, retour en France, famille.
Que se passe-t-il au retour en France ?
La CFE maintient un lien avec le régime français, ce qui simplifie souvent la réaffiliation à la Sécurité sociale au retour. Une formule au 1er euro ne remplace pas cette affiliation : au retour, il faut réouvrir des droits français, puis une mutuelle classique. On le dit avant la souscription, pas le jour du déménagement inverse.
Les antécédents et maladies en cours sont-ils couverts ?
Pas automatiquement. Le 1er euro passe en général par un questionnaire de santé. Un assureur peut exclure une pathologie, appliquer une surprime, ou refuser. La CFE, une fois les droits ouverts, ne sélectionne pas médicalement comme un assureur privé : c’est l’une de ses utilités quand le questionnaire privé bloque. Le complément CFE peut, lui, exclure ce que la CFE prend quand même. On lit les exclusions avant de signer.
Maternité, dentaire et optique sont-ils inclus ?
Seulement si le tableau de garanties le dit, avec un délai. La maternité a souvent une carence de 10 à 12 mois sur le privé : un départ déjà enceinte ne sera pas couvert par une souscription de dernière minute. Le dentaire et l’optique sont presque toujours plafonnés, parfois absents de la formule hospitalisation seule. On ne compare pas deux contrats sur le seul prix annuel.
L’hospitalisation et l’évacuation sanitaire sont-elles prévues ?
L’hospitalisation est le cœur du contrat : chambre, chirurgie, honoraires, selon un plafond annuel. L’évacuation ou le rapatriement sanitaire est souvent une assistance à part, avec des conditions (avis médical, hôpital le plus proche adapté, pas un retour de convenance). On vérifie qui décide, et si la famille peut accompagner.
Le conjoint et les enfants sont-ils sur le même contrat ?
Oui, en général, mais chacun a son âge, son questionnaire et parfois sa zone si les séjours diffèrent. Un enfant en France et des parents à l’étranger ne relèvent pas du même régime. Un conjoint non français peut être au 1er euro pendant que l’assuré français est en complément CFE. On ne force pas tout le monde sur la même formule.
Un retraité à l’étranger est-il couvert par sa mutuelle française ?
La mutuelle française complète la Sécurité sociale française. Hors de France, et surtout hors Union européenne, elle rembourse peu ou pas les soins locaux. Un retraité installé à l’étranger regarde la CFE (cotisation souvent liée aux revenus) puis un complément, ou un 1er euro s’il ne veut pas de la CFE. On ne laisse pas la mutuelle de métropole « au cas où ».
Un indépendant ou un micro-entrepreneur à l’étranger peut-il souscrire ?
Oui. Le statut français (micro, réel, société) ne décide pas de la formule internationale. Il décide éventuellement du Madelin, qui concerne la mutuelle et la prévoyance des TNS en France, pas une expatriation. À l’étranger, on part du pays, de la durée, et du choix CFE ou 1er euro.
Combien de temps pour mettre la couverture en place ?
Le privé se fait en quelques jours une fois le questionnaire accepté, parfois plus si un médecin-conseil demande des pièces. La CFE dépend du dossier et, le cas échéant, de la carence : ce n’est pas instantané. On ne part pas en comptant sur une hospitalisation couverte le lendemain d’un devis.
Mon courtier assure est-il l’assureur ou la CFE ?
Non. Le cabinet est courtier en assurances (IAS), ORIAS 19006576. Nous comparons et plaçons le contrat privé auprès d’un assureur. L’adhésion à la CFE se fait auprès de la caisse. Le rendez-vous de 20 minutes sert à choisir la formule et le pays, pas à vendre une adhésion CFE.
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