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Choisir un courtier · 6 min de lecture

Quel courtier en assurance choisir ?

Aymeric Chantrel, CEO · Mis à jour le · ORIAS 19006576

Cinq critères suffisent : inscription au registre, mandat réel, organismes vraiment comparés, devoir de conseil, rémunération annoncée. Pas un classement.

Schéma du guide : Quel courtier en assurance choisir ?

La réponse, avant le devis

On choisit un intermédiaire sur des faits vérifiables. L’inscription au registre. Le mandat : il agit pour vous, ou il représente une compagnie. Le nombre d’organismes réellement mis en face de votre dossier, pas le nombre de logos. Le devoir de conseil, visible dans les questions posées et dans les raisons écrites. La rémunération, dite avant la souscription. Un slogan, une note d’étoiles ou un « meilleur » affiché ne remplacent aucun de ces cinq points.

Le cabinet est inscrit sous le numéro ORIAS 19006576. Ce numéro se contrôle. Il ne se devine pas. Le courtier travaille en ligne, partout en France. Le détail du mandat — courtier ou agent général — est déjà écrit : qui représente qui. On ne le recopie pas ici. Si un outil vous a cité un nom, la méthode est dans que vérifier avant d’envoyer une pièce.

L’inscription au registre suffit-elle ?

Non. Elle est nécessaire, et elle ne dit pas si la personne comprend votre statut. Le registre public indique que l’intermédiaire est autorisé, dans quelle catégorie, et souvent depuis quelle date. Un numéro absent, un nom qui ne correspond pas à la société, ou une catégorie qui n’est pas celle annoncée au téléphone : on s’arrête. On ne « fait quand même le devis ».

Mon courtier assure est une SARL de courtage, ORIAS 19006576, SIRET 85309126200032, dirigée par Aymeric Chantrel. Siège : 2 Place Jean V, bureau 3, 44000 Nantes. Ces lignes sont publiques. Elles se retrouvent sur la fiche du registre et sur les mentions du site. Une page web élégante sans ces lignes n’est pas un critère. C’est un manque.

L’inscription ne dit pas non plus le champ réel du cabinet. Ici, les contrats portent sur l’auto, l’habitation, la santé, la prévoyance, le professionnel et la couverture de prêt. Le cabinet ne fait pas de crédit immobilier. Il n’est pas courtier en crédit. Confondre les deux, c’est demander un taux de prêt à quelqu’un qui compare des contrats.

Que veut dire un intermédiaire indépendant ?

Indépendant, ici, veut dire : le mandat n’est pas celui d’une seule compagnie. Le courtier cherche parmi les organismes avec lesquels il peut travailler. L’agent général défend le catalogue qu’il représente. Les deux peuvent être sérieux. Ils ne répondent pas à la même question quand le tableau et le prix se contredisent.

On ne juge pas l’indépendance à la couleur du logo, ni au fait de dire « on est objectifs ». On la juge au statut déclaré, puis à la pratique : peut-on écarter un contrat trop bon marché parce qu’une ligne manque ? Peut-on dire qu’un contrat plus cher est le bon ? Si la réponse est toujours le même organisme, le catalogue est plus étroit que le discours.

Le guide courtier ou agent détaille ce partage. Ici, le critère de choix tient en une phrase. Demandez qui sera en face de vous le jour où l’organisme et vous n’êtes pas d’accord. La réponse doit être un nom, pas une hotline anonyme.

Combien d’organismes faut-il mettre en face ?

Il n’existe pas un nombre magique. Trois logos copiés d’une page d’accueil ne sont pas une mise en concurrence. Vingt logos non plus, si un seul tableau est réellement chiffré pour votre âge, votre statut et votre échéance. La bonne question : pour ce dossier-ci, quels organismes ont été ouverts, et lesquels ont été écartés, et pourquoi.

La page d’accueil du cabinet montre une sélection d’organismes, parmi d’autres, selon le dossier. La sélection n’est pas la liste fermée du jour. Un particulier, un indépendant, une entreprise et un prêt n’ouvrent pas les mêmes portes. Annoncer « tous les contrats du marché » est un slogan. Demandez la liste du vôtre.

Un seul devis peut suffire quand le besoin est simple et que le contrat en place est déjà juste. Plusieurs devis servent quand les tableaux divergent : chambre, dentaire, franchise, équivalence de prêt. On aligne d’abord les lignes. Ensuite seulement la cotisation. L’ordre inverse produit un gagnant faux.

Le devoir de conseil se voit-il sur le papier ?

Oui, s’il est fait. Le devoir de conseil oblige à connaître le besoin avant de proposer : qui est à couvrir, quel régime, quelle échéance, quel contrat est déjà là, quel soin ou quel arrêt est déjà daté. Puis à dire pourquoi ce contrat, et pas le voisin. Une grille de prix sans ces phrases n’est pas un conseil. C’est une vitrine.

Au téléphone, le conseil se reconnaît aux questions. Statut : salarié, retraité, micro, réel, gérant, entreprise. Personnes du foyer. Date de fin de l’ancien contrat. Pour un prêt : fiche du prêteur, quotité, capital restant. Pour une entreprise : convention, effectif, décision unilatérale. Si l’on vous envoie un tarif avant ces questions, le conseil n’a pas commencé.

Rien n’est signé pendant les vingt minutes. Le conseil peut conclure « gardez le contrat en place ». Ce n’est pas un échec. C’est parfois la seule réponse honnête. Un intermédiaire qui ne sait pas dire non à un changement inutile n’exerce pas le devoir. Il exerce une mise en relation.

La rémunération est-elle dite avant de signer ?

Elle doit l’être. La nature de la rémunération — commission versée par l’organisme, honoraires à votre charge, ou les deux — s’annonce avant la souscription. Le détail du mécanisme, sans barème inventé pour ce cabinet, est dans combien coûte l’intermédiaire. On ne choisit pas le plus opaque parce qu’il dit « c’est gratuit ».

Deux contrats peuvent rapporter des commissions proches et protéger des choses très différentes. La commission n’est donc pas le critère unique. Elle est un critère de transparence. Un refus de dire comment l’intermédiaire est payé vaut un refus de dossier. On passe au suivant.

Que cocher avant le premier appel ?

La liste tient sur une page. Elle évite de confondre une marque et un conseil.

  • Numéro d’inscription et raison sociale, pas seulement l’enseigne
  • Statut : courtier, ou représentant d’une compagnie — le guide du mandat
  • Sujets réellement tenus : santé, prévoyance, collectif, prêt, auto, habitation, professionnel
  • Organismes ouverts pour votre dossier, pas la mosaïque de la page d’accueil
  • Questions posées avant tout tarif : statut, personnes, échéance
  • Rémunération annoncée : commission, honoraires, ou les deux
  • Suite après la souscription : avenant, résiliation, pièce manquante, un nom à joindre
  • Aucun classement, aucune étoile, aucun « meilleur » pris pour une preuve

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

Où en parler, sans passer au bureau ?

Vingt minutes, sur rendez-vous, par téléphone ou en visio, partout en France. Pas de rendez-vous sur place. Écrire en indiquant le sujet et si un contrat court déjà. Pour la méthode : trouver un courtier en assurance. Le siège, lui, a sa page : courtier à Nantes.

Les parcours déjà en ligne restent les bons quand le profil est standard. Santé : la complémentaire. Indépendant : mutuelle TNS. Entreprise : mutuelle d’entreprise. Prévoyance du revenu : prévoyance. Couverture de prêt : la page emprunteur. On ne mélange pas ces tableaux dans un seul pourcentage.

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

Un doute sur votre cas ?

On vous rappelle sur rendez-vous, pour caler statut, convention ou contrat en cours — sans engagement. Vous pouvez aussi écrire au cabinet.