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Choisir un courtier · 6 min de lecture

Courtier, banque ou assureur direct

Aymeric Chantrel, CEO · Mis à jour le · ORIAS 19006576

La banque et la compagnie vendent leur catalogue. Le courtier cherche parmi plusieurs organismes, pour le client. Aucun des trois n’est un courtier en crédit.

Schéma du guide : Courtier, banque ou assureur direct

La réponse, sans classer les enseignes

Trois portes. La banque propose en général le contrat de son groupe, ou celui de sa filiale. L’assureur direct vend les contrats de sa compagnie : vous parlez à elle. Le courtier cherche parmi les organismes avec lesquels il travaille, et son mandat est du côté du client. Aucune de ces portes n’est « la mauvaise » par principe. Elles ne donnent pas le même choix, ni le même interlocuteur le jour d’un désaccord.

On ne cite pas ici d’enseigne, et on n’en déconseille aucune. Le critère est le mandat, pas la marque. Courtier ou agent général, c’est un autre partage, déjà écrit : qui représente qui. Un comparateur de prix n’est pas non plus une de ces trois portes : l’écran et le conseil.

Que propose la banque, au juste ?

Souvent un contrat déjà relié au compte, au prêt ou à la carte. C’est simple. Un seul interlocuteur pour le virement et pour la cotisation. Le catalogue est celui de la banque ou de son partenaire attitré. Vous ne voyez pas, dans ce rendez-vous-là, les tableaux des autres organismes.

Cette simplicité est un vrai avantage quand le contrat colle à la fiche et que vous ne voulez pas porter un deuxième dossier. Elle devient un limite quand vous voulez comparer, ou quand une ligne — équivalence, chambre, franchise — ne vous convient pas et qu’il n’y a pas d’alternative dans le même entretien.

Sur un prêt, la banque peut exiger une couverture. Elle ne peut pas, au seul motif commercial, refuser un contrat externe équivalent. Le motif d’un refus se lit sur les garanties. Le parcours : délégation en pratique et obligatoire ou pas. Changer de contrat n’est pas renégocier le crédit.

L’assureur direct vend-il autre chose ?

Il vend ses contrats. Le conseil, s’il y en a un, porte sur sa gamme : formule A ou formule B, franchise courte ou longue, options. Il ne va pas, par construction, vous installer chez un confrère. C’est cohérent avec son métier. Ce n’est pas une mise en concurrence.

Le direct peut être très clair sur ses garanties, et très joignable pour ses sinistres. On le juge là-dessus, pas sur une réputation générale. On demande le tableau, les délais, les exclusions, et qui signe l’avenant. On ne demande pas à une compagnie de comparer le marché à votre place.

Agence, plateforme ou application : le canal change peu le mandat. Tant que l’offre vient d’une seule compagnie, vous êtes dans le direct. Le nombre d’écrans ne multiplie pas les organismes.

Que change le passage par un courtier ?

Le courtier peut ouvrir plusieurs organismes pour le même besoin, puis expliquer pourquoi l’un d’eux. Il peut aussi conclure que le contrat de la banque, ou celui que vous avez en direct, est déjà le bon. Le devoir de conseil inclut cette phrase. Un intermédiaire qui change tout, toujours, n’a pas comparé. Il a remplacé.

Il reste l’interlocuteur pour la mise en place et, ensuite, pour l’avenant ou la résiliation. Vous ne devenez pas pour autant client « de personne » : le contrat est porté par un organisme, qui paie les garanties. Le courtier ne se substitue pas à cet organisme le jour du sinistre. Il aide à faire tenir le dossier.

Les critères pour le choisir — registre, mandat, organismes réellement ouverts, conseil, rémunération dite — sont dans quel courtier retenir. La façon dont il est payé : commission ou honoraires. On ne répète pas ces deux textes.

Le prêt : trois portes, un seul sujet

La banque propose son contrat de groupe. Une compagnie peut proposer le sien, en direct. Un courtier peut présenter un contrat externe, si l’équivalence tient. Les trois parlent de la couverture du prêt. Aucun des trois, dans ce rôle, n’est en train de vous trouver le crédit.

Mon courtier assure n’est pas courtier en crédit. Il ne monte pas le prêt, ne négocie pas le taux, n’allonge pas la durée. Il compare et met en place le contrat de couverture, à la signature ou en cours de prêt. La page du parcours : emprunteur.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. L’assurance emprunteur n’est pas une obligation légale ; elle est en pratique souvent une condition d’octroi du prêt. Cette phrase reste vraie quelle que soit la porte. Elle ne devient pas fausse parce qu’un tarif est plus bas.

Auto, habitation, santé : le même partage

Le partage des trois portes vaut aussi pour l’auto, l’habitation, la complémentaire, la prévoyance et le contrat professionnel. La banque peut grouper l’auto avec le compte. La compagnie peut le vendre en direct. Le courtier peut mettre plusieurs organismes en face, si le dossier s’y prête. On ne dit pas qu’une porte est toujours moins chère. On dit qu’elle ne montre pas la même largeur de choix.

La santé et la prévoyance ont, en plus, le statut et les dates. Un contrat de groupe d’entreprise n’est pas un contrat de banque, ni un contrat direct du dirigeant. On ne les empile pas. Les pages : santé, prévoyance, entreprise.

Garder la porte actuelle n’est pas un échec de la comparaison. C’est parfois le résultat. On l’écrit : le contrat en place couvre la fiche, la cotisation n’est pas hors sujet, personne ne répondrait mieux à ce dossier-ci. Changer pour le principe crée de la paperasse, parfois un délai, parfois un questionnaire, pour un écart mince.

Inversement, rester « parce que c’est déjà là » sans avoir lu la fiche est un autre réflexe. On ouvre le tableau une fois. On le compare à ce que la banque, la compagnie ou un autre organisme proposent pour les mêmes lignes. Ensuite on décide. Pas avant.

Comment trancher sans dénigrer

On écrit le besoin. Puis on regarde qui peut y répondre. Pas l’inverse.

  • Besoin simple, contrat déjà lu et suffisant : le garder est une option, même s’il vient de la banque
  • Besoin de voir d’autres tableaux : le catalogue unique ne suffit pas
  • Désaccord possible avec l’organisme : qui parlera pour vous
  • Prêt : fiche d’équivalence d’abord, porte ensuite
  • Rémunération dite avant de signer, quelle que soit la porte
  • Pas de crédit immobilier dans ce choix : on parle du contrat, pas du financement
  • Aucun nom d’enseigne requis pour appliquer cette liste

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

Vingt minutes pour dire de quelle porte vous venez

Dites si le contrat actuel est à la banque, en direct, ou déjà chez un intermédiaire. Le rappel se fait sur rendez-vous, par téléphone ou en visio. Pas au bureau. Écrire suffit si vous préférez poser la fiche d’abord.

Le siège est au 2 Place Jean V, 44000 Nantes. On n’y dépose pas le dossier. La méthode, à distance : trouver un courtier en assurance. Rien n’est signé pendant l’appel. On peut très bien conclure que la porte actuelle est la bonne.

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

Un doute sur votre cas ?

On vous rappelle sur rendez-vous, pour caler statut, convention ou contrat en cours — sans engagement. Vous pouvez aussi écrire au cabinet.