Habitation · 5 min de lecture
Assurance habitation : est-elle obligatoire pour un locataire ou un propriétaire ?
Aymeric Chantrel, CEO · Mis à jour le · ORIAS 19006576
Le locataire doit couvrir les risques dont il répond. Le copropriétaire doit une responsabilité civile depuis la loi ALUR. Le propriétaire d’une maison, et le bailleur, ne sont pas dans le même cas.
L’obligation dépend-elle de qui occupe le logement ?
Il n’existe pas une seule réponse pour tous les logements. Le locataire, le propriétaire qui habite, le copropriétaire et le bailleur qui n’occupe pas n’ont pas le même devoir, ni le même contrat. Coller un seul tableau sur ces quatre cas, c’est soit payer deux fois, soit découvrir un trou le jour d’un dégât des eaux.
Ce guide dit qui doit quoi. Il ne remplace pas le bail, ni le règlement de copropriété, ni la police de l’immeuble. La comparaison des contrats de logement se fait sur la page habitation, en ligne, partout en France. Un local commercial ou un cabinet qui reçoit du public n’est pas un logement : il se décrit dans la responsabilité professionnelle.
Le locataire doit-il justifier d’une couverture ?
Oui, pour les locations soumises à la loi du 6 juillet 1989. L’article 7, g, oblige le locataire à se couvrir contre les risques dont il répond en cette qualité, et à le justifier à la remise des clés, puis chaque année si le bailleur le demande. L’attestation vient de la compagnie. Le minimum, ce sont les risques locatifs — en pratique l’incendie, le dégât des eaux et l’explosion, quand la responsabilité du locataire est en jeu. Le contenu, le vol et la vie privée vont plus loin. Ils sont utiles. Ils ne sont pas le seuil légal.
Sans attestation, le bailleur peut, un mois après une mise en demeure restée sans effet, souscrire une police pour le compte du locataire, limitée à la responsabilité locative. La mise en demeure doit l’annoncer. Elle vaut renoncement à une clause de résiliation de plein droit pour ce défaut. La prime se récupère avec le loyer, dans les conditions du texte. En colocation ou en meublé à titre de résidence principale, on lit le bail : une attestation au seul nom d’un occupant ne couvre pas forcément les autres. Le contrat du locataire ne couvre pas les murs du bailleur, sauf clause contraire.
Le propriétaire et le copropriétaire sont-ils dans le même cas ?
Le propriétaire qui habite une maison individuelle n’a pas, en général, l’obligation de couvrir le bâtiment. Incendie, voisins, contenu : l’exposition demeure. L’absence de multirisque n’est pas une infraction automatique. Elle peut être une ruine. On sépare le devoir légal et le risque réel.
En copropriété, la loi ALUR du 24 mars 2014 a créé l’article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965. Chaque copropriétaire doit se couvrir contre la responsabilité civile dont il répond, qu’il occupe son lot ou non. Le syndicat doit aussi se couvrir pour sa propre responsabilité. La police de l’immeuble ne remplace pas ce devoir personnel. Le copropriétaire qui loue reste tenu, même si le locataire a remis son attestation. Les deux pièces coexistent.
Qui doit quoi, en une liste ?
On aligne la qualité de la personne et le minimum, avant de parler de franchises. Une case fausse oriente vers le mauvais contrat.
- Locataire, loi de 1989 : risques dont il répond, attestation à la remise des clés puis chaque année sur demande
- Propriétaire occupant hors copropriété : pas d’obligation générale sur le bâtiment, exposition réelle inchangée
- Copropriétaire occupant : responsabilité civile obligatoire depuis la loi ALUR
- Copropriétaire non occupant : la même responsabilité de bailleur en lot, distincte du contrat du locataire
- Syndicat : sa responsabilité à lui, qui ne tient pas lieu de police individuelle
- Contenu, vol, dépendances, résidence secondaire : utiles, à lire dans les clauses, pas imposés par une seule phrase de loi
- Local professionnel : hors de cette page, à décrire avec l’activité
Rappel
Être rappelé
Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.
Que couvre un contrat de propriétaire non occupant ?
Le propriétaire non occupant, souvent appelé PNO, loue ou laisse vacant. Son contrat vise sa responsabilité de bailleur et le bâtiment, selon les clauses : recours des voisins, vacance, éléments qui lui appartiennent. Les meubles du locataire n’y sont pas. L’attestation du locataire ne solde pas un dégât dont le bailleur répond, et l’inverse est vrai aussi.
Hors copropriété, la PNO d’une maison louée est un choix de gestion : vice du bâtiment, défaut d’entretien, trouble dont le bailleur répond. Ce n’est pas le même devoir que celui du locataire. En copropriété, la responsabilité du non-occupant est obligatoire. Une PNO plus large peut la porter, avec d’autres lignes. On lit lesquelles. La garantie des loyers impayés est un troisième produit. Après un an, le contrat habitation du particulier peut se quitter à tout moment, loi Hamon. Pour les risques locatifs, la nouvelle compagnie fait les formalités et veille à la continuité. Le calendrier : quand et comment quitter un contrat.
Un financement change-t-il le devoir légal ?
Un prêteur peut demander une attestation pour accorder un financement, ou pour le maintenir. C’est une condition de son dossier, pas l’obligation du locataire, ni celle du copropriétaire. Le cabinet ne fait pas de crédit immobilier. Il ne monte pas le prêt, ne négocie pas le taux, et ne se substitue pas à la banque.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. L’assurance emprunteur n’est pas une obligation légale ; elle est en pratique souvent une condition d’octroi du prêt.
Si la question est seulement le logement, on reste sur la qualité d’occupant ou de bailleur. Si la question est le contrat qui couvre un prêt déjà en cours, c’est un autre rendez-vous, avec la mention ci-dessus. On ne mélange pas les deux tableaux pour « faire simple ».
Comment lire deux propositions de logement ?
On aligne la personne, puis l’adresse, l’étage, les dépendances, la résidence principale ou non, puis les lignes : responsabilité, contenu, dégât des eaux, incendie, franchises, exclusions. Deux cotisations ne disent rien si l’une oublie un colocataire. La police de l’immeuble se demande avant d’ajouter une garantie déjà portée par le syndicat. Le mandat se vérifie : courtier ou agent. Face à un écran de prix : comparateur ou conseil.
Le cabinet travaille en ligne, partout en France. L’échange se fait sur rendez-vous, par téléphone ou visio. Pas de rendez-vous au bureau. Demander un rappel ne signe rien. On dit qui occupe, si un bail exige une attestation, et l’échéance s’il y a déjà un contrat. Écrire, ou le 06 44 60 34 22, aussi sur WhatsApp. ORIAS 19006576. Les guides : la liste.
Rappel
Être rappelé
Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.
Un doute sur votre cas ?
On vous rappelle sur rendez-vous, pour caler statut, convention ou contrat en cours — sans engagement. Vous pouvez aussi écrire au cabinet.
