Auto · 6 min de lecture
Résilier son assurance auto : quand et comment changer de contrat ?
Aymeric Chantrel, CEO · Mis à jour le · ORIAS 19006576
Après un an, le contrat du véhicule peut se quitter à tout moment. Avant, c’est l’échéance. Vente, déménagement, relevé : ce qu’il faut caler pour ne pas rouler à découvert.
Quand peut-on quitter le contrat du véhicule ?
Le contrat qui couvre la voiture du foyer ne se quitte pas n’importe quel jour de la même façon. Trois portes existent. La première est l’échéance annuelle, avec le rappel prévu par la loi Chatel. La deuxième s’ouvre après un an : la loi Hamon permet alors de partir à tout moment, sans frais ni pénalité. La troisième tient à un événement : vente du véhicule, ou un changement de situation qui modifie vraiment le risque. Mélanger ces portes, c’est envoyer le mauvais courrier, ou rouler quelques jours sans pièce.
Ce guide parle du véhicule du particulier, en dehors de l’activité professionnelle. Un utilitaire au nom de la société, une flotte, une tournée : ce n’est pas le même texte. On le lit sur la page professionnelle. Le parcours du foyer, lui, est sur la page auto. La responsabilité civile est obligatoire pour faire circuler le véhicule. Une sortie mal calée n’est pas une économie.
Que permet la loi Hamon après la première année ?
La loi du 17 mars 2014, dite loi Hamon, figure à l’article L. 113-15-2 du code des assurances. Pour les contrats des personnes physiques hors activité professionnelle — dont la responsabilité civile automobile —, le souscripteur peut, un an après la première souscription, résilier sans frais ni pénalités un contrat à tacite reconduction. L’effet est un mois après que la compagnie a reçu la notification. Pendant ce mois, la couverture continue. On ne doit que la cotisation de la période réellement couverte. Le solde déjà encaissé est rendu dans les trente jours, faute de quoi les sommes produisent intérêt au taux légal.
La première année reste tenue, sauf échéance, vente ou changement de situation. On ne sort pas au quatrième mois seulement parce que la cotisation déplaît. Quand on rejoint une nouvelle compagnie, c’est elle qui accomplit les formalités de la responsabilité civile automobile, et qui veille à la continuité. Le souscripteur exprime, sur papier ou support durable, la volonté de quitter l’ancien contrat et d’en ouvrir un nouveau. Sans cette phrase, elle n’écrit pas à l’ancienne à sa place. Le droit doit figurer au contrat et être rappelé avec chaque avis d’échéance.
À quoi sert le rappel d’échéance de la loi Chatel ?
Pendant la première année, la sortie ordinaire est l’échéance. Le souscripteur s’oppose au renouvellement en prévenant au moins deux mois avant la date, article L. 113-12. Rater ce délai, c’est repartir pour un an, sauf autre porte déjà ouverte.
La loi Chatel, article L. 113-15-1, oblige la compagnie à indiquer dans l’avis d’échéance la date limite pour refuser le renouvellement. Si l’avis part moins de quinze jours avant cette date, ou après elle, le souscripteur a vingt jours à compter de l’envoi pour dénoncer la reconduction. Si l’information n’a jamais été adressée, il peut mettre fin au contrat, sans pénalité, à tout moment à compter de la reconduction. On garde l’avis et la preuve d’envoi. Un prélèvement qui passe ne prouve pas que le rappel était dans les temps.
Quelle porte correspond à votre cas ?
La liste sert à choisir le motif avant d’écrire. Un motif inexact fait perdre du temps, et parfois un mois de couverture. On coche ce qui est vrai, pas ce qui arrange le calendrier.
- Échéance, loi Chatel : deux mois avant la date, vingt jours si l’avis est tardif, ou à tout moment si l’avis n’a jamais été envoyé
- Après un an, loi Hamon : à tout moment, effet un mois après réception par la compagnie, sans frais ni pénalité, solde rendu sous trente jours
- Vente du véhicule : suspension dès le lendemain à minuit, préavis de dix jours, fin automatique à six mois si rien n’est repris
- Changement de domicile, de situation familiale ou de profession : dans les trois mois, seulement si le risque couvert disparaît
- Résiliation décidée par la compagnie : motif et date à déclarer au dossier suivant, ce n’est pas une sortie Hamon
- Véhicule de société ou tournée : autre contrat, page professionnelle, pas une formule de foyer forcée
Rappel
Être rappelé
Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.
Que se passe-t-il en cas de vente ou de changement de situation ?
La vente n’est pas une résiliation Hamon. L’article L. 121-11 suspend le contrat, pour le seul véhicule cédé, dès le lendemain à minuit. Chaque partie peut résilier avec un préavis de dix jours. Sans reprise ni résiliation, la fin est automatique six mois après l’aliénation. Le vendeur informe la compagnie de la date. Aucune indemnité à son profit ne peut être prévue. Le véhicule suivant a besoin de sa propre pièce avant de rouler. Le report de l’ancien contrat n’est pas automatique. Le relevé — coefficient et sinistres — suit le conducteur et se déclare.
Le changement de situation, article L. 113-16, vise un déménagement, un changement de situation ou de régime matrimonial, un changement de profession, une retraite ou une cessation définitive d’activité, lorsque le risque lié à l’ancienne situation ne se retrouve pas dans la nouvelle. La demande se fait dans les trois mois. L’effet est un mois après la notification. Un déménagement qui ne change ni le stationnement ni l’usage ne suffit pas. Une résiliation décidée par la compagnie, après sinistre ou impayé, est un autre cas : le motif et la date se déclarent au dossier suivant. Les taire peut faire tomber la garantie. Une demande n’est pas une acceptation.
Comment comparer sans créer un trou de couverture ?
On aligne la fin de l’ancien contrat, le début du nouveau, et le jour où le véhicule roule. On ne résilie pas d’abord pour voir. Le relevé porte le coefficient, les sinistres et la période. Deux cotisations ne se comparent qu’à relevé égal, à conducteurs égaux, à usage égal. Franchise, assistance, prêt de volant et exclusions passent avant le prix. Le conducteur secondaire et le permis récent se déclarent.
Un écran de prix ne dit pas qui porte le mandat. La différence est dans comparateur ou interlocuteur. Courtier ou agent : qui représente qui. Si le véhicule sert à l’activité : RC Pro, obligation et périmètre. Le logement du foyer est ailleurs : locataire, propriétaire, copropriétaire.
Où en parler, sur rendez-vous ?
Le cabinet est un courtier en ligne, partout en France. L’échange se fait sur rendez-vous, par téléphone ou visio. Pas de rendez-vous au bureau. La demande de rappel ne signe rien. On vient avec l’échéance, le relevé s’il est là, et le motif. Écrire suffit. Téléphone 06 44 60 34 22, aussi sur WhatsApp. ORIAS 19006576. Les autres notes : la page des guides. Si la police et cette note divergent sur une date, c’est la police, relue avec le texte applicable, qui tranche.
Rappel
Être rappelé
Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.
Un doute sur votre cas ?
On vous rappelle sur rendez-vous, pour caler statut, convention ou contrat en cours — sans engagement. Vous pouvez aussi écrire au cabinet.
