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Santé · 4 min de lecture

TNS en 2026 : ce qui ne change pas (et qu’on oublie encore)

Aymeric Chantrel, CEO · Publié le · Mis à jour le · ORIAS 19006576

Statut, réel vs micro, Madelin, franchise. Les bases tiennent. Les devis, non.

Schéma du guide : TNS en 2026 : ce qui ne change pas (et qu’on oublie encore)

Les barèmes bougent, le diagnostic non

Chaque début d’année, les plafonds se revalorisent, des organismes changent de nom, des tableaux sont réécrits. Le diagnostic, lui, est le même depuis l’ouverture du cabinet : qui êtes-vous socialement, que se passe-t-il si vous vous arrêtez quatre-vingt-dix jours, qui touche le capital, et quelle complémentaire est vraiment en cours. On recommence par là, pas par un PDF de quarante garanties.

Un comparatif « nouvelle année » qui ignore le statut est une brochure. Réel ou micro, gérant majoritaire ou assimilé salarié, conjoint déjà couvert ou non : quatre réponses qui éliminent des contrats avant le prix. La page mutuelle TNS pose la complémentaire. La prévoyance pose l’arrêt, l’invalidité et le décès.

Réel, micro, assimilé : toujours le premier tri

BIC ou BNC au réel, gérant majoritaire à l’impôt sur le revenu : une déduction de la complémentaire et de la prévoyance peut exister, dans des plafonds. Micro-entrepreneur : pas de déduction. Assimilé salarié (gérant minoritaire ou égalitaire, président de société soumise à l’impôt sur les sociétés dans le cas classique) : on regarde le collectif de l’entreprise, pas une Madelin personnelle. Rien de tout cela n’a été « simplifié » par le changement d’année.

Le détail fiscal de la complémentaire : qui déduit. Le détail du seuil de majorité : deux protections sociales. La prévoyance du micro, sans argument fiscal : s’assurer sans Madelin — on y parle de jours de trésorerie, pas d’un avantage qui n’existe pas.

La franchise ne se négocie pas sur le devis de janvier

Beaucoup d’indépendants gardent trente jours de franchise parce que c’est le chiffre du marché, puis découvrent que le régime de base met plus longtemps à verser. Quinze, trente ou quatre-vingt-dix jours : c’est le nombre de jours que la trésorerie doit tenir, pas un curseur de prix. On additionne délai de carence, franchise, et délai de traitement du régime obligatoire.

Le guide caler la franchise reste valable en 2026. Un contrat forfaitaire ou indemnitaire ne se choisit pas non plus sur l’habillage de janvier : ce qui change en sinistre.

Changer de complémentaire : les dates d’abord

Le réflexe de janvier est de « faire le tour du marché ». Sans la date d’effet et le préavis, le tour produit un doublon ou un trou. Échéance, infra-annuelle après douze mois, motif légitime : les trois portes. On regarde aussi la carence du nouveau tableau, surtout si un soin est déjà prévu.

Le foyer ne suit pas automatiquement. Conjoint salarié, enfants, doublon : couvrir le conjoint et les enfants. Un départ hors de France cette année change l’étage : complémentaire française ou contrat international.

Ce qu’un devis de janvier doit encore montrer

On exige les mêmes lignes qu’en 2024 ou 2025. L’année ne les a pas rendues optionnelles.

  • Statut social écrit (micro, réel, assimilé), pas « indépendant » en vrac
  • Personnes affiliées, et celles qui sont déjà couvertes ailleurs
  • Hospitalisation, optique, dentaire, dans la même unité
  • Délais avant ouverture des postes chers
  • En prévoyance : franchise, exclusions dos et psy, clause bénéficiaire
  • Date de fin de l’ancien contrat, alignée sur la date d’effet du nouveau

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

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Le rendez-vous sert à recommencer par le diagnostic

Vingt minutes évitent de coller un contrat d’entreprise sur un non salarié, ou l’inverse. Prendre rendez-vous avec le statut et l’échéance. Écrire si le dossier est déjà un PDF : on dit ce qui manque, on ne relance pas un comparatif vide. Le parcours en ligne des profils simples reste sur la page complémentaire santé.

Les partenaires du cabinet peuvent changer de plaquettes. Le conseil non : on lit le besoin, puis le tableau, puis le prix. C’est exactement ce que l’ouverture d’année n’a pas le droit de renverser.

Une phrase de statut, avant le PDF

On demande au dirigeant une phrase : « je suis micro », « je suis au réel », « je suis gérant majoritaire à l’impôt sur le revenu », « je suis assimilé salarié ». Tant que la phrase hésite, on n’ouvre pas le comparatif. Les barèmes de l’année peuvent attendre une semaine. Un mauvais statut, non. Cette phrase se relit si les parts ou le régime fiscal ont bougé depuis le dernier rendez-vous, même si « rien n’a changé » dans la tête du souscripteur.

Ensuite seulement : jours de franchise, bénéficiaires du capital, échéance de la complémentaire, personnes du foyer déjà couvertes ailleurs. Quatre lignes. Elles remplacent le PDF de quarante garanties tant qu’elles ne sont pas écrites. L’échange, par téléphone ou en visio, commence toujours par là, quelle que soit l’année affichée sur la plaquette.

Garder la phrase de statut dans le dossier

La phrase « micro / réel / majoritaire / assimilé » se relit à chaque revue, même courte. On la date. Si elle est fausse, tous les devis de l’année le sont aussi. C’est le seul contrôle qui ne dépend pas des plaquettes. Le cabinet la redemande même quand le rendez-vous portait, au départ, sur un tout autre sujet.

Rappel

Être rappelé

Un échange sur rendez-vous, pour cadrer le dossier. Sans engagement.

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Un doute sur votre cas ?

On vous rappelle sur rendez-vous, pour caler statut, convention ou contrat en cours — sans engagement. Vous pouvez aussi écrire au cabinet.